Publié par Thomas SINIECKI le 24 décembre 2014 à 17h16

Chelsea, la vie en bleu

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Les joueurs de Jose Mourinho sont affûtés. (Reuters)

Chelsea, la vie en bleu

La première partie du plan est parfaite pour Chelsea. Les Blues ont tout réussi depuis le début de saison, leaders de Premier League et qualifiés pour les huitièmes de finale de Ligue des champions, le tout avec une certaine manière et un effectif majestueux.

Fermons les yeux et imaginons. L’imagination laisse même place au rêve pour les supporters du Paris Saint-Germain: coup de sifflet final à Stamford Bridge, le mercredi 11 mars aux alentours de 22h40, les Blues sont éliminés de la Ligue des champions chez eux dès les huitièmes de finale par le club qu’ils avaient terrassé la saison précédente en quarts. Stop, rouvrons les paupières: la lecture instantanée de cette fin d’année 2014 oblige à une objective décence, c’est-à-dire à considérer Chelsea comme le grand favori de cette double confrontation à venir contre le PSG.

José Mourinho en plaisante en conférence de presse: "C’était le meilleur tirage possible. Nos supporters dépenseront moins d’argent, ils pourront faire l’aller-retour le même jour. Même mon fils est content, il pourra aller à Paris sans louper l’école !" Par-delà l’humour "so british" du plus anglais des Portugais, quelle est la situation ? Tous les voyants sont au vert pour Chelsea, qui a drastiquement renforcé un effectif déjà très costaud. Diego Costa, Cesc Fabregas, Thibaut Courtois (de retour de prêt) sont arrivés en tant que titulaires indiscutables et Nemanja Matic est désormais qualifié en Coupe d’Europe. Au besoin, la légende Didier Drogba, Loïc Rémy ou Filipe Luis garnissent le banc de touche.

Complète euphorie ou désillusion totale

"Tout le monde doit être prêt au sacrifice pour l’équipe, à tout donner, explique Mourinho. Celui qui entre pour les cinq dernières minutes, c’est un joueur crucial. S’il commet une erreur, l’équipe perd. S’il ne la commet pas, l’équipe gagne. Tout le monde gagne, tout le monde perd. Je veux un effectif resserré car tout le monde y est important. Quand je fais signer un joueur, je ne dis pas ‘C’est toi plus 10’. Je dis ‘C’est toi plus 21 ou 22’. Si vous êtes gardien de Chelsea, vous ne pouvez pas imaginer que vous êtes le seul bon gardien. C’est pareil pour les buteurs. Pour moi, tout ça est très normal." Cette saison, Mourinho a tout ce qu’il veut. Revers de la médaille: l’obligation de gagner au moins un titre, de (forte) préférence le championnat ou la Ligue des champions.

En Premier League, la première partie de saison a été très bonne avec un fonds de jeu solide, parfois brillant avec un Eden Hazard de plus en plus impressionnant. Mais Man City n’est qu’à trois points, et comme tous les ans, la période des fêtes est cruciale: "C’est difficile pour nous, avec trois matches à l’extérieur et seulement un à domicile. Et celui que nous jouons chez nous sera un derby de Londres contre West Ham, une des meilleures équipes. A l’extérieur, c’est Tottenham, Southampton et Stoke. C’est difficile, mais nous sommes prêts." Le premier de la série, lundi à Stoke, a déjà été gagné 2-0. Pas besoin de rêver pour les habitués de Stamford Bridge: leurs protégés ne peuvent pas espérer mieux pour le moment. En attendant la complète euphorie ou la désillusion totale.

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