Publié par Yannick Sagorin le 4 janvier 2015 à 23h54

L'exploit est grenoblois !

Par compétitions

Thauvin (Icon Sport)

L'exploit est grenoblois !

Revenu du diable vauvert pour arracher la séance de tirs au but avec un score de 3-3 à l’issue du temps réglementaire, le GF38, club de CFA, a créé l’exploit des 32e de finale de la Coupe de France, dimanche au Stade des Alpes, bourreau d’un OM qui caracole pourtant en tête de la L1 (5-4 au tab).    

Alors que la logique de la hiérarchie a globalement été respectée jusqu’alors dans ces 32e de finale de la Coupe de France, l’OM n’a pas su faire respecter son statut ce dimanche soir au Stade des Alpes. Pensionnaires de CFA, les Grenoblois n’avaient rien à perdre dans cette affiche de gala les concernant, si bien que les Marseillais n’ont pas su imprimer leur rythme comme ils savent si bien le faire cette saison. Longtemps ainsi les débats sont-ils restés indécis entre l’élite des amateurs et les actuels leaders de l’élite. Jusqu’à cet improbable dénouement…

Les Olympiens ont pourtant rapidement trouvé la faille dans ce match, frappant par l’inévitable Gignac dès la sixième minute, sur une action menée en solo, côté gauche, conclue d’un tir sec du droit (0-1). La joie, alors, est de courte durée pour les Phocéens puisque Nasrallah, parfaitement servi par le remuant Tchenkoua, remet très vite les pendules à l’heure, de près (1-1, 10e). Et le GF38 d’insister, en donnant des sueurs froides à Samba par Diri (15e) et le fameux tandem Nasrallah-Tchenkoua (26e).

Préférés au coup d’envoi aux Mendy et Dja Djédjé dans les couloirs, Morel et Lemina n’y sont pas, comme un Payet transparent pour son retour au jeu après sa mise au ban contre Lille avant la trêve. Devant, Batshuayi, lui, se montre à son avantage, parfait pendant d’un Gignac qui passée la demi-heure de jeu bénéficie d’une remise involontaire d’un défenseur grenoblois pour inscrire son deuxième but de la soirée (1-2, 33e). Le plus dur, alors, semble fait pour un Marseille qui doucement monte en puissance.

Thauvin, tout un symbole

Au retour des vestiaires néanmoins, ce sont bien les locaux qui dégrippent le tableau d’affichage du Stade des Alpes. Surpris par une frappe lointaine de Nasrallah, Samba d’abord sauvé par son poteau ne peut rien sur la reprise à bout portant signée Hachi (2-2, 48e). Une nouvelle douche froide pour l’OM qui ensuite verra Cattier, le portier isérois, multiplier les parades décisives dans ses cages jusqu’à la prolongation. Et au-delà…

La demi-heure de rab ne suffit pas en effet aux hommes de Marcelo Bielsa. Si Ayew a tôt fait de redonner l’avantage aux siens (2-3, 98e) – son cadeau d’adieu avant son départ pour la CAN dès lundi – Bengriba surgit dans les toutes dernières secondes de la partie pour arracher de la tête la séance de tirs au but (3-3, 120e), devant un public en liesse qui n’avait plus vécu pareilles émotions depuis le triste dépôt de bilan qui plomba le club en 2011.  

Jouée à couteaux tirés, la séance de tirs au but est irrespirable, haletante, et c’est Thauvin, quatrième tireur olympien, qui craque le premier, lui l’ancien Grenoblois. Nasrallah pour sa part ne tremble pas au moment d’offrir la qualification au GF38. "On n’a pas fait ce qu’il fallait ce soir, on est déçu. Il faut passer à autre chose rapidement", soufflera à chaud André Ayew au micro d’Eurosport. L’OM, désormais, n’a plus que le championnat pour briller cette saison.

Plus d'articles

Réagissez

En temps réel

RSS

En direct

Match amical