Dans un contexte économique qualifié de difficile, le football professionnel français s’est montré plus actif cet hiver que lors des mercatos précédents, en grande partie grâce au PSG et l’AS Monaco. De l’autre côté de la Manche, la tendance est au contraire à la baisse.
Des signes de reprises sont apparus, nous prédisaient certains spécialistes économiques au sujet de la violente crise déclenchée en 2008. De leur côté, les hommes et femmes politiques, selon leurs objectifs électoralistes, confirmaient également cette thèse. Le football français semble lui aussi s’accommoder de ce léger redressement même si le milieu sportif, en général, n’a pas eu à souffrir véritablement des conséquences fâcheuses de la dérive financière mondiale. Dans son rapport édité à la fin du mercato (1er au 31 janvier), la Ligue de football professionnel (LFP) a souligné le caractère dynamique de ses clubs dans ce domaine.
141 opérations ont ainsi été réalisées "soit une augmentation de 15% par rapport au mercato hivernal précédent", précise le communiqué, se félicitant aussi du fait que les transferts franco-français ont "représenté un investissement de 20,5 millions d’euros, un chiffre en forte hausse par rapport aux exercices précédents (7,1 M€ la saison passée, 4,5 M€ en 2009/2010)". La LFP nous apprend ensuite que 32 footballeurs ont quitté l’Hexagone contre 51 arrivées en provenance de l’étranger, ce qui a représenté 36 M€ de dépenses pour une recette de 13,5 M€.
Ce volume, on le doit aux deux grands animateurs des emplettes hivernales: le PSG et l’AS Monaco (pour la Ligue 2). Il n’y a pas de hasard puisque le club de la capitale, qui a recruté Maxwell, Alex et Thiago Motta (pour 20 millions d’euros environ) et celui du Rocher (pas moins de 10 arrivées) sont aujourd’hui détenus par des propriétaires fortunés. En revanche, le marché anglais suit une autre courbe. Les clubs de Premier League ont dépensé environ 60 millions de livres (72 millions d'euros), une baisse de 70% par rapport à l'an dernier due à la mise en oeuvre par l'UEFA du fair play financier. Et selon le cabinet-conseil Deloitte, ceci s'explique aussi par les deux gros transferts réalisés lors du mercato 2011, ceux de Fernando Torres de Liverpool à Chelsea (60 M€), et d'Andy Carroll de Newcastle à Liverpool (42 M€).
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