Publié par Thomas Siniecki le 15 octobre 2014 à 13h55

Gignac prend date

Equipe de France masculine

André-Pierre Gignac a sans doute marqué des points aux yeux du sélectionneur. (Reuters)

Gignac prend date

André-Pierre Gignac a réussi son match en Arménie, avec un but et deux passes décisives à la clé. Les Bleus ayant gagné 3-0, l'attaquant de l'Olympique de Marseille est donc impliqué sur tous les buts.

On reproche souvent aux nouveaux arrivés en équipe de France de ne pas saisir leur chance, de ne pas se montrer. André-Pierre Gignac n’est pas tout à fait un novice, pas du tout même. Mais l’attente autour de sa prestation en Arménie était importante, étant entendu que l’attaquant de l’Olympique de Marseille, un an après sa dernière titularisation, serait aligné d'entrée. Il n’a pas failli, marquant clairement des points aux yeux de Didier Deschamps. Déjà, l’ancien Toulousain a fait trembler les filets, pour la première fois en bleu depuis le 10 octobre 2009 et un 5-0 face aux Féroé.

Mais "APG" ne s’est pas contenté de ça: il s’est montré très mobile aux avant-postes, et même s’il a parfois bafouillé par trop-plein d’envie, il a beaucoup décroché pour participer au jeu. Tant et si bien que sur le troisième but de Griezmann, sa passe décisive en profondeur a été adressée d’une position de milieu relayeur, aux abords de la ligne médiane. Gignac a été présent sur tous les buts, puisqu’il est également passeur décisif sur l’ouverture du score de Rémy. Quant à savoir si son centre était volontaire ou s’il s’agissait d’une frappe manquée, le débat reste ouvert…

Plus dans le registre de Benzema que de Giroud

Son bilan personnel aurait même pu être agrémenté d’une troisième offrande, à nouveau pour Loïc Rémy, si celui-ci n’avait pas trouvé le poteau (20e). Sur cette action, le timing de son ouverture en profondeur est impeccable. Certes, il manque deux occasions qui auraient donné des atours carrément vertigineux à son match. A la 37e minute comme à la 83e, il se fait contrer. Mais en se positionnant de la sorte, en prenant part au jeu, il se place presque plus dans le registre de Karim Benzema (qui l’a remplacé à la 88e) que dans celui de Giroud.

"Ma dynamique se poursuit, c’est bien pour moi et pour le groupe, reconnaît-il sur TF1. Quand on revient après un an, on veut montrer. Je suis content de l’avoir fait. J’ai été mis dans de bonnes conditions. On a eu une première période compliquée, on n’a pas fait ce qu’il fallait et on est revenus avec de meilleures intentions." Et l’avant-centre a donc tiré le penalty du deuxième but, alors que Paul Pogba venait de l’obtenir brillamment: "A Marseille aussi, je les tire. J’ai pris mes responsabilités." Preuve de la confiance qui l’habitait à ce moment, porté par son début de saison et de match. Lorsqu’il dévoilait sa liste il y a moins de deux semaines, Didier Deschamps évoquait la capacité nouvelle de Gignac à répéter les efforts et à rester lucide. Il a été rassuré en situation.

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