Publié par Axel Capron, au Maracana le 4 juillet 2014 à 21h39

L'aventure s'arrête

Equipe de France masculine

La déception des Tricolores... (Reuters)

L'aventure s'arrête

C’est fini ! L’équipe de France, au terme d’une belle aventure, a vu sa Coupe du monde s’arrêter ce vendredi au Maracana face à une Allemagne qui aura su faire preuve de maîtrise et d’expérience pour se qualifier pour sa quatrième demi-finale de rang grâce à un but précoce de Hummels (1-0). Reste que les Bleus, qui ont eu des occasions, peuvent nourrir des regrets.

On avait tellement envie que l’état de grâce se poursuive que c’est déjà avec une nostalgie certaine qu’on évoque ce France-Allemagne, synonyme de terminus pour un wagon bleu qui, depuis le fameux France-Ukraine du 19 novembre, roulait à une vitesse effrénée, au point qu’on se prenait à rêver le voir s’arrêter en gare de Rio le 13 juillet. C’est bien à Rio que l’aventure se termine mais en quarts de finale, une première dans l’histoire de l’équipe de France qui n’avait jamais perdu à ce stade de la compétition en Coupe du monde, face à une Allemagne qui a assumé son statut de favorite.

 

Depuis qu’elle était venue se frotter au Brésil il y a un an en tournée, la France n’avait plus affronté d’adversaire de ce calibre et c’est forcément lestée d’interrogations sur sa capacité à rivaliser avec des équipes du « Top 3 » mondial qu’elle s’est présentée sur la pelouse du Maracana. Les réponses sont désormais connues: ces Bleus sont tout près, mais encore un poil trop loin, la différence se faisant sur le soupçon d’expérience supplémentaire que possède l’Allemagne, illustrée par les stats au coup d’envoi (33 sélections et 26 ans de moyenne d’un côté, 64 et 27 de l’autre). Cette expérience qui a poussé Kroos à tomber devant Pogba en première mi-temps puis à Hummels de contenir Varane sur le coup franc du but allemand pour tromper Lloris (1-0, 13e).

Neuer et Hummels ont tout sorti

Le reste du match, les Bleus n’ont rien eu à envier à cette Mannschaft, qu’ils ont d’abord attendue avant d’être contraints d’aller la chercher après l’ouverture du score précoce et là encore, c’est passé tout près, grâce à une alternance de jeu long et de jeu court entre les lignes qui a perturbé Müller et compagnie. "A ce stade de la compétition, le premier qui marque a de bonnes chances de gagner", avait souligné Didier Deschamps jeudi, cela s’est confirmé et c’est finalement le gros regret de ce match. Car avant le coup de tête victorieux de Hummels, Benzema, qui n’a pas marqué pour le troisième match de suite, n’a pas cadré (7e), tandis que Griezmann a gâché un deux contre un (11e). Après, c’est devenu forcément difficile de perturber ce bloc allemand, mais les Bleus ont eu le mérite de ne pas baisser les bras et d'essayer, sans s'affoler jamais. Malheureusement pour eux, Neuer a justifié sa réputation de meilleur gardien du monde devant Valbuena (34e), Benzema (44e, 94e), Varane (60e) et Matuidi (77e), tandis que Hummels, l’homme du match côté allemand, l’a secondé en contrant une tête puis un tir de Benzema (42e et 76e).

Didier Deschamps a bien tenté d’inverser le cours inéluctable des choses en faisant rentrer Rémy à la place de Cabaye dans une configuration résolument offensive, rien n’y a fait et c’est même la Mannschaft qui est passée plus près du 2-0, lorsque Schürrle a buté sur Lloris (82e). A l’arrivée, la différence entre les deux équipes était ténue et nul doute que les visages tristes des Français après la rencontre seront le reflet de regrets immenses nourris par leur performance du jour, mais aussi par les promesses affichées depuis sept mois et demi. Des promesses qu’il s’agira de tenir dans deux ans, à la maison pour l’Euro 2016, le prochain rendez-vous de cette équipe de France qui peut se dire qu’elle n’a pas raté son Mondial brésilien dont elle sort la tête haute…

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