Publié par Capron Axel le 4 septembre 2014 à 23h35

Les Bleus se payent l'Espagne

Equipe de France masculine

Sakho et Diego Costa, quel duel ! (Reuters)

Les Bleus se payent l'Espagne

Dans la continuité d’une belle Coupe du monde au Brésil, l’équipe de France a fêté les retrouvailles avec le Stade de France par un succès dans un match de prestige face à l’Espagne (1-0). Une rencontre amicale de très bonne facture pour des Bleus qui ont fait la différence grâce à Rémy parfaitement servi par Valbuena.  De bon augure pour la suite…

Deux mois après sa sortie avec les honneurs de la Coupe du monde au Brésil face au futur champion du monde, l’équipe de France n’a pas manqué ses retrouvailles avec un public du Stade de France qu’elle avait quitté fin mai sur un large et prometteur succès face à la Norvège (4-0). Les chiffres sont là pour saluer la performance tricolore : depuis la Coupe du monde 2006, soit cinq matches (4 défaites, 1 nul), la France n’avait plus battu l’Espagne, pour la première fois depuis le jour d’inauguration du Stade de France en 1998 (1-0), elle n’a pas encaissé de but de son voisin ibère, et Loïc Rémy, buteur tricolore du soir, succède à… Zinédine Zidane, dernier joueur français à avoir marqué contre l’Espagne au Stade de France, ce même 28 janvier 1998.

Bref, de quoi faire une belle fête avec un Stade de France qui, deux mois après une Coupe du monde qui a réconcilié les Bleus avec leur public, n’attendait que ça et ne s’est pas fait prier pour célébrer ce succès suffisamment rare ces derniers temps pour être apprécié à sa juste valeur. Les Français ont gagné parce qu’ils en voulaient plus, mais également parce que dans le camp d’en face, les doutes nés d’une Coupe du monde ratée dans les grandes largeurs ne sont pas encore estompés, le poids des absents, retraités ou blessés (Xavi, Xabi Alonso, Villa, Iniesta, Piqué…), s’étant également fait sentir. La preuve : s’il a tremblé sur une reprise un poil trop croisée de David Silva (83e), Lloris n’a pas eu le moindre arrêt à effectuer, passant une soirée inhabituellement calme face à un adversaire d’un tel standing.

Rémy à point nommé

Du France-Espagne du 26 mars 2013, dernier affrontement entre les deux voisins (0-1 en éliminatoires de la Coupe du monde 2014), il ne reste au coup d’envoi que deux Ibères titulaires (Ramos et Busquets), Vicente Del Bosque ayant décidé de ménager certains de ses cadres (Silva, Pedro, Casillas, Alba…) en vue du match face à la Macédoine de lundi prochain, comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2016. Du coup, Carvajal, San José et Raul Garcia étrennent leurs galons d’international, et sur le terrain, ça se voit d’entrée avec des doubles champions d’Europe moins souverains dans la possession du ballon, puisqu’il faudra attendre la demi-heure de jeu pour les voir confisquer le cuir et enchaîner de longues passes à dix dont l’Espagne s’est montrée coutumière depuis dix ans. Mais cela n’aboutit sur rien, puisque Lloris n’est vraiment menacé, et encore, que sur un tir contré de Fabregas qui rase le cadre (28e).

En face, dans un système de jeu en 4-2-3-1, avec notamment un Sissoko très percutant dans le couloir droit et un Pogba qui fait rugir de plaisir le Stade de France avec ses gestes de classe, les Bleus sont davantage dangereux et De Gea doit se coucher d’entrée sur deux frappes de Benzema (9e) et Pogba (10e), avant de voir le même Benzema manquer le ballon sur un bon service de Pogba (25e) puis de repousser un nouvel essai lointain du Madrilène (39e). C’est peu, mais en tout cas la preuve que les Bleus ont envie de surfer sur leur dynamique brésilienne et ils le démontrent encore au retour des vestiaires par Varane qui ne cadre pas sa tête sur un corner (47e) et surtout Benzema qui croit marquer son 25e but en Bleu sur une belle contre-attaque terminée d’une subtile reprise au premier poteau, mais le drapeau du juge de touche se lève, à tort, sur le centre de Sissoko, au grand désarroi du public qui s’était levé comme un seul homme (49e).

Dommage pour ces Bleus qui n’auraient pas volé l’ouverture du score, mais qui continuent à essayer, avec notamment Valbuena qui ne cadre pas (64e). C’est finalement d’une passe lumineuse du joueur du Dinamo Moscou, lui-même bien servi par Sissoko, pour Rémy, entré en jeu quelques minutes plus tôt à la place de Griezmann, que vient la délivrance, le nouveau joueur de Chelsea plaçant sa reprise du gauche dans la lucarne de De Gea (1-0, 73e) pour son sixième but en sélection. Le Stade de France exulte, le double champion d’Europe doit s’avouer vaincu, Benzema frôle le 2-0 sur une ultime contre-attaque, épilogue d’une belle soirée qui n’aura que fait grandir la cote d’amour de ces Bleus idéalement lancés sur la route de leur prochain défi, l’Euro 2016 à la maison…

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