Publié par Axel Capron le 2 juillet 2014 à 20h27

Sakho: "La rage, je l'ai toujours"

Equipe de France masculine

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Sakho: "La rage, je l'ai toujours"

Ménagé face au Nigeria lors du huitième de finale à cause d'une cuisse gauche douloureuse, Mamadou Sakho est rétabli et à disposition de Didier Deschamps pour le quart de vendredi face à l'Allemagne. Comme d'habitude, le défenseur des Bleus est apparu très serein ce mercredi en conférence de presse à Ribeirao Preto.

Vous avez souffert des cuisses lors du premier tour, comment allez-vous ?
Ça va, je suis sorti deux fois par précaution, je vais mieux, je me suis bien entraîné hier (mardi), tout s’est très bien passé, je suis à la disposition du coach.

Comment va Raphaël Varane ?
Il va très bien, il était un peu sonné au retour du match, mais hier soir (mardi), il était souriant, il a la pêche.

Comment voyez-vous la nouvelle génération de cette équipe de France et comment cela se passe-t-il en interne ?
On est une équipe très jeune avec des nouveaux, on essaie d’instaurer un nouvel état d’esprit en dehors du terrain qui se ressent sur le terrain: nous sommes naturels, l’ambiance est vraiment géniale. Cette équipe, on la sent vraiment bien vivre. Par exemple, Paul (Pogba) met l’ambiance. Hier, après le repas, il a mis de la musique et dansait tout seul, c’était amusant. Sur le terrain, ce sont des joueurs de talent, et avec les anciens, comme Patrice Evra, Hugo Lloris, Bacary Sagna, on arrive à trouver une bonne cohésion, tout se passe vraiment très bien. Les générations se mélangent, on discute bien ensemble. Hier soir, nous sommes restés à huit après le repas à parler de foot, de la vie, on se sent vraiment très très bien.

Cette bonne ambiance, est-ce un ingrédient capital pour aller loin ?
Oui, je pense que c’est très important. Quand on vit en groupe depuis plus d’un mois et qu'il y a des caractères forts, ça peut exploser. Chez nous, il y en a, des caractères forts, mais on arrive à bien s’entendre, j'ai l'impression de revivre mes années au centre de formation, tellement c’est beau. 

Le match France-Ukraine a tout changé dans cette équipe de France, y a-t-il eu depuis des moments marquants qui ont soudé davantage le groupe ?
Après ce match, il est ressorti quelque chose de particulier, l’état d’esprit depuis est vraiment spécial. Après, il y a eu le match contre la Suisse, nous étions très attendus et nous avons répondu présent sur l’aspect psychologique et physique. Techniquement aussi, nous avons fait ce qu’il fallait, nous avons ressenti une force collective extraordinaire, nous étions vraiment fiers de nous après le match. Il y a aussi le coach qui nous donne beaucoup de conseils et essaie d’inculquer sa mentalité de gagneur.

L’Allemagne est présentée comme la favorite du quart de finale, serait-ce un exploit de la battre ?
L’Allemagne est une grosse nation de foot, c’est une grosse équipe, mais je n’ai pas trop envie d'en parler, je préfère me concentrer sur notre équipe, il faut qu’on garde l’état d’esprit qu’on a depuis le début, nous sommes centrés sur notre jeu, c’est la chose la plus importante.

Quel souvenir gardez-vous du France-Allemagne de 2013 (1-2) et pensez-vous que le rapport de force a changé depuis ?
Oui, je pense. Quand on a joué contre eux il y a un moment, nous étions encore en phase de recherche, avec une équipe qui ne se trouvait pas encore très bien. Aujourd’hui, nous avons progressé, eux aussi, ça va donner un match très intéressant.

Que répondez-vous à Oliver Kahn qui dit que la France n’a pas une grande équipe ?
On verra le jour J, c’est tout.

Qu’est-ce qui vous impressionne dans cette équipe d’Allemagne ?
C’est une très belle équipe, qui, par le passé, a souvent réussi en Coupe du monde. Elle garde bien le ballon, son jeu est plaisant à voir, mais nous aussi, on est très forts, nous avons confiance en nous. 

"Tous membres à part entière de cette équipe"

En votre absence, Laurent Koscielny a sorti un gros match contre le Nigeria, avez-vous peur que la hiérarchie en défense centrale soit bouleversée ?
La concurrence, c’est vous qui en parlez, mais nous, nous sommes tous membres à part entière de cette équipe. Quand on fait appel à un joueur, il répond toujours présent, que ce soit en attaque ou en défense. Nous sommes tous à la disposition de ce maillot, tout le monde fait le boulot, c’est la chose la plus importante.

Pouvez-vous nous parler de l’importance de Yohan Cabaye ?
C’est un joueur très précieux, assez discret, mais qui, dans l’entrejeu, tient merveilleusement bien son poste: il est important dans la sortie de balle, techniquement très à l’aise, il oriente bien le jeu, il a les caractéristiques parfaites pour jouer à ce poste.

Quelles différences constatez-vous entre le Blaise Matuidi d’aujourd’hui et celui que vous avez quitté en début de saison ?
Pour moi, c’est quelqu’un de particulier, je m’entends très bien avec lui, dehors et sur terrain. Il a eu une évolution exceptionnelle depuis son arrivée à Paris, c’est bien pour lui et pour l’équipe de France. Il a des qualités exceptionnelles, j’ai rarement vu quelqu’un avec toutes ses qualités à ce poste, il est impressionnant physiquement, il apporte énormément à cette équipe.

Et Paul Pogba ?
C’est un joueur très intéressant, il a beaucoup de qualités, il est très jeune, il apporte sa fougue, sa technique, sa finesse. 

Après le match en Ukraine, vous aviez fait preuve d’une rage qui a porté cette équipe de France lors du retour, est-ce votre moteur et l’avez-vous encore ?
Oui, je l’ai toujours. Il faut avoir conscience de ses qualités, cette rage fait partie des miennes, mais le plus important, c’est que toute l’équipe a un objectif commun, c’est le cas. Nous sommes tous motivés, cette rage, nous l’avons en nous.

On accuse la France de bénéficier de mansuétude de la part des arbitres, qu’en pensez-vous ?
Je ne suis pas spécialement d’accord. Le premier match, on a pris beaucoup de taquets, certains n’ont pas été spécialement sifflés. Quand on regarde les fautes commises par les joueurs français, c’est plus de la maladresse qu’autre chose. Il y a beaucoup de duels, quand on compare le ratio de fautes commises, il n’est pas énorme, ce n’est pas méchant.

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