Publié par Sylvain Labbé le 18 novembre 2014 à 23h36

Une lumière dans la nuit marseillaise

Equipe de France masculine

Bacary Sagna contre la Suède (Reuters)

Une lumière dans la nuit marseillaise

Au milieu d’une actualité brûlante sur le terrain judiciaire à Marseille, l’équipe de France, malgré l’absence de Zlatan Ibrahimovic, a longtemps buté mardi, au Stade Vélodrome, sur la défense suédoise. Avant que son capitaine du soir Raphaël Varane ne la délivre en fin de match (1-0). 

"Avé l’accent !" Passée l’expérience guère concluante du 4-4-2 de Rennes face à l’Albanie (1-1), le retour au 4-2-3-1, opéré logiquement par Didier Deschamps, fait très couleur locale dans un stade Vélodrome, qui s’il n’a pas fait le plein pour l’occasion (environ 55 000 spectateurs), guette forcément les nombreux Phocéens, présents ou passés, qui composent le onze français au coup d’envoi. Mandanda, Payet, Gignac, mais aussi Valbuena : l’OM en force au terme d’une journée, où le club leader de la Ligue 1 a fait la une d’une autre actualité, judiciaire celle-ci… Placé dans l’axe derrière André-Pierre Gignac quand Mathieu Valbuena et Antoine Griezmann sont chargés d’animer les ailes, Dimitri Payet se charge de replacer les débats sur le terrain, où l’ancien Lillois d’un superbe enchaînement, malheureusement mal conclu, lance d’emblée les Bleus sous de bons auspices (1e).

Des intentions, des frappes, des centres, à l’image de cette combinaison entre Paul Pogba et Layvin Kurzawa ; le jeune latéral, plein d’envie pour sa première titularisation, a beaucoup à se faire pardonner face à la Suède…, mais sa reprise de volée manque aussi de précision (11e). C’est le défaut français de cette première période sans tir cadré. Sans Zlatan Ibrahimovic, la jeune garde suédoise, qui a la lourde tâche de suppléer la star du PSG en attaque, est inexistante, ou presque, face à la défense de capitaine Varane – à 21 ans, le Madrilène porte une nouvelle fois le brassard, et pour la première fois au coup d'envoi.

Griezmann, titulaire, ne marque pas

A l’autre bout du terrain, Valbuena s’essaye, sans plus de succès, à la « papinade » (31e) quand  Gignac n’est guère plus heureux, dominé qu’il est, notamment dans les airs, par la très athlétique arrière-garde nordique. C’est en tant que passeur que le meilleur buteur de Ligue 1 se signale sur la meilleure opportunité de ce premier acte avec ce ballon glissé dans la profondeur pour Griezmann sans que le Madrilène, faute d’un bon contrôle, ne puisse frapper au but (36e). C’est finalement sur la première parade de Steve Mandanda, vigilant sur ce premier tir cadré, signé Isaac Kiese Thelin (41e), juste avant la pause.

Cette équipe de France produit du jeu, c’est incontestable, avec du liant dans ses lignes, mais pèche dans le dernier geste. Illustration encore avec ce centre en retrait et à ras de terre de Payet pour la frappe en pivot de Gignac… sur le gardien (48e). Face à ce manque de réalisme, les Suédois s’enhardissent. Et une réaction tricolore s’impose, qui prend la forme de deux occasions nettes : signalé en position de hors-jeu, Gignac raté le cadre à bout portant (58e), avant que Griezmann, sur la bonne remise de la tête de Raphaël Varane, monté aux avant-postes sur corner, ne bute sur un excellent Andreas Isaksson (60e). Un manque de réalisme qui ne permet pas au joueur de l‘Atletico de dépasser sa réputation de « Super Sub ».

Le coaching de Deschamps, et les entrées combinées de Karim Benzema et d’Anthony Lacazette, n’y change rien. Et c’est de son « Kaiser » que viendra sur corner la lumière avec ce coup de tête parfait au premier poteau de Raphaël Varane (1-0, 83e). Une victoire que Karim Benzema, en échec sur son penalty consécutif à une main suédoise dans la surface, ne saura pas conforter (86e). Pour le moins déplacés, les sifflets du Vélodrome pour l’attaquant de l’équipe de France traduisaient peut-être une colère et une frustration d’une toute autre nature…

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