Publié par Axel Capron le 17 novembre 2014 à 19h26

Valbuena: "Un beau clin d'oeil"

Equipe de France masculine

Mathieu Valbuena va avoir l'occasion de saluer le public du Vélodrome. (Reuters)

Valbuena: "Un beau clin d'oeil"

Didier Deschamps a le sens du détail. Pour la dernière conférence de presse de veille de matrch de l'année, le sélectionneur est venu accompagné de Mathieu Valbuena, parti de Marseille l'été dernier à Moscou sans avoir eu le temps de dire au revoir. C'est donc sur la pelouse du Vélodrome mardi face à la Suède que le joueur du Dynamo, titulaire, pourra saluer ses anciens supporters, une perspective qui le réjouit.

Que représente le fait de revenir au Vélodrome avec le maillot de l’équipe de France sur les épaules ?
C’est un beau clin d’œil de revenir avec ma sélection nationale, bien sûr, parce que j’ai vécu ici huit années formidables. Le stade Vélodrome est magnifique, j’y ai passé des moments merveilleux. Après, c’est un match international qu’il faudra gagner après notre contre-performance face à l’Albanie.

C’est tout de même plus que ça, parce que vous n'avez pas eu le temps de dire au revoir aux supporters et que vous envisagez même de revenir vivre ici, non ?
Je ne sais pas ce que je ferai plus tard, mais c’est vrai que je n’ai pas pu dire au revoir, parce que j’avais des obligations avec mon club. Le fait de rester huit ans ici, c’était merveilleux mais aussi usant. Je suis très content de revenir ici, de retrouver pas mal de monde, mais il ne faut pas oublier que demain, c’est un match international qu’on a envie de gagner, il faudra faire abstraction de tout ça.

Existe-t-il une ambiance particulière dans ce stade ?
Je l’ai connu pendant deux ans avec des travaux, mais quand j’ai joué mon dernier match contre Guingamp (en mai dernier, ndlr), j’ai déjà eu un aperçu de ce qu’il serait, il y avait pas mal de bruit. Après, j’ai vu les matches à la télé de l’OM, demain, j’espère, et je n’en doute pas, qu’il y aura beaucoup d’ambiance. Le Vélodrome reste un grand stade, où j’ai passé de grands moments, où beaucoup de grands joueurs sont passés. Avec les travaux, on a parfois joué dans des ambiances particulières, mais maintenant que tout est totalement fini, c’est une très belle enceinte.

Vous avez côtoyé André-Pierre Gignac à l’OM, quel regard portez-vous sur son parcours ?
Dédé est du coin, quand il est arrivé, cela a été difficile. Ce n’est jamais évident quand on est attaquant de l’OM d’arriver avec tous les grands joueurs qui sont passés ici. Maintenant, à force de travail, de caractère, d’abnégation, il a su renverser cette situation et aujourd’hui, c’est un leader, il est en confiance, il marque des buts, son travail a été récompensé.

Que représente ce dernier match de l’année, peut-on encore apprendre quelque chose sur une telle rencontre ?
Dans le foot de haut niveau, il faut toujours confirmer, c’est ça le plus dur. Donc on aura à cœur de finir cette année en beauté. On sent un vrai enthousiasme autour de l’équipe de France, c’est grâce aux performances que nous avons retourné cette situation, il a fallu du temps, on a travaillé, maintenant à nous de confirmer, d’autant qu’on n’a pas fait un grand match contre l’Albanie. Il faut avoir un état d’esprit irréprochable, quand ce n’est le cas et on l’a vu contre l’Albanie, on peut être vulnérables.

Un France-Suède sans Zlatan, cela a-t-il moins de saveur ?
C’est vrai que c’est un grand joueur qui est super important pour son équipe, mais nous, on se focalise sur nous, le plus important sera de gagner demain pour finir l’année en beauté, si on gagne, ça voudra dire qu’on aura bouclé une très belle année.

Pour finir, quel regard portez-vous sur votre année en sélection ? Et quel souvenir marquant en garderez-vous ?
Ca fait maintenant un petit moment que je joue, le coach me fait confiance, mais je le répète, l’important, c’est de toujours se remettre en question, le foot demande toujours confirmation, il faut être régulier. Quant au meilleur moment, je dirais la Coupe du monde dans son ensemble qui a été formidable. Au-delà des performances sur le terrain, on a vu une équipe naître, on s’est tous super bien entendus, et même si c’était dommage de s’arrêter en quarts, ce fut une très belle aventure humaine. Faire une Coupe du monde au Brésil et en plus réussie, c’est quelque chose de fort.

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