Publié par Balcaen Michael le 15 novembre 2012 à 12h05

Des Bleus de gala !

Prolongation

Gomis a inscrit le but de la victoire des Bleus en Italie. (Reuters)

Des Bleus de gala !

Un mois après un très solide match nul en Espagne, les Tricolores ont rendu une nouvelle copie prometteuse en s’imposant à Parme face à l’autre finaliste du dernier Euro (2-1). Une prestation marquée par une solidité retrouvée ainsi que deux buts signés Valbuena puis Gomis. Cette équipe de France a retrouvé ses vertus, on attend la suite avec impatience.  

Cette équipe de France a changé de visage ! Et les deux finalistes du dernier Euro viennent d’en subir tour à tour les conséquences. Une solidité retrouvée, un schéma qui tient la route tout en permettant aux individualités de s’exprimer et des individualités qui montrent enfin leur potentiel. Ainsi, en l’absence de Benzema, malgré un Ribéry muselé, l’équipe de France a eu les ressources pour revenir au score avant de s’imposer en Italie ! "On a rencontré le vice-champion d’Europe, certes il nous a malmenés mais on aurait pu leur faire mal avec un troisième but. C’est un bon résultat face à un adversaire de qualité même s’il a des absences, plaide Deschamps au micro de TF1. Je vais les féliciter, c’est dans la continuité, il faudra qu’ils se reposent bien et revenir en février avec les mêmes dispositions."

Ce succès représente beaucoup car l’équipe de Cesare Prandelli est tout de même finaliste du dernier Euro et les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise ont de suite prouvé, s’il était nécessaire, combien une performance serait belle. Et elle l’a été. Car si l’équipe d’Italie est joueuse, elle conserve dans ses gênes les bases d’une solidité défensive. De fait, la Squadra Azzurra n’a laissé que très peu d’espaces à une formation tricolore qui a mis du temps avant de poser son jeu. La faute à un duel intense en milieu de terrain et un repli défensif transalpin impeccable. Mais cette formation italienne ne fait pas que défendre. Loin de là. Prandelli a répété son amour du jeu lors de la conférence de presse d’avant-match et cette vision du jeu n’est en rien usurpée. De fait, ce sont bien les Italiens qui font vibrer le stade Ennio-Tardini les premiers. Et si Balotelli ne cadre pas sa première frappe (6e), il profite pleinement d’un service d’El-Shaarawy mais voit sa frappe heurter la transversale d’un Lloris battu (10e). Les Bleus subissent et patientent jusqu’à la 21e minute pour une première frappe signée Valbuena. Déjà…

Valbuena répond immédiatement

Les hommes de Prandelli cernent bien les Bleus avec un Ribéry en partie muselé par Maggio ou un Giroud qui ne voit aucun ballon arriver jusqu’à lui. Les Transalpins vont quant à eux frapper sur un contre aussi limpide qu’efficace avec Balotelli qui prend le meilleur sur Sakho pour trouver un Montolivo qui joue en une touche dans la profondeur pour un El-Shaarawy qui trompe Lloris pour son premier but en sélection (1-0, 35e). Une réalisation collective de premier ordre à l’opposé de la réaction tricolore puisque deux minutes plus tard Valbuena part de la gauche, il élimine deux défenseurs avant de tromper Sirigu d’une frappe qui termine sa course dans lucarne opposée (1-1, 37e). Impeccable.

Mais cela ne convainc pas totalement les deux entraîneurs qui modifient leur plan à la pause avec Réveillère qui entre à la place de Debuchy et quatre changements, dont le remplacement de Verratti par Pirlo (50e), pour les Italiens. Et si Deschamps regrettait, à la mi-temps, la timidité initiale de ses ouailles, le début de deuxième période va le réconforter. La possession de balle penche bien du côté tricolore mais cela ne se traduit pas immédiatement dans les faits. Du coup, le sélectionneur remplace un Ribéry transparent, ainsi que Giroud, par Ménez et Gomis (64e). Une double entrée payante avec un déboulé de Ménez qui donne en retrait vers Evra dont la frappe est reprise par Gomis (2-1, 68e). Un Lyonnais qui n’avait plus frappé depuis son fameux doublé lors de sa première sélection qui lui avait permis de disputer l’Euro 2008…

Prandelli réagit de suite et fait entrer Giovinco. Mais c’est encore Gomis qui se distingue d’une frappe croisée (72e). L’heure est cependant aux changements avec le revenant Gourcuff qui remplace Valbuena (73e). Les Italiens essayent de revenir avec un missile de Giovinco qui contraint Lloris à une superbe parade (83e). Ils ne veulent surtout pas lâcher mais Ménez leur met de nouveau la pression d’un déboulé de 60 mètres conclu par une parade de Sirigu (85e). Le mot de la fin revient tout de même à un Maggio qui centre vers Giaccherini qui trouve la transversale (86e) ! Les Transalpins n’ont pas été vernis mais les Bleus méritent tout de même amplement cette victoire. Un succès dans la continuité du match nul obtenu  en Espagne. Les Bleus ont désormais rendez-vous le 6 février face à l’Allemagne. Mais désormais, plus rien ne doit leur faire peur.

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