Publié par Balcaen Michael le 15 novembre 2012 à 11h59

Valbuena confirme… encore

Prolongation

Mathieu Valbuena a inscrit le premier but de la victoire des Bleus en Italie. (Reuters)

Valbuena confirme… encore

Rien ne semble jamais simple pour Mathieu Valbuena. C’est un peu comme une sorte de mouvement perpétuel qui le contraint à devoir toujours prouver tout ce qu’il peut apporter. En plus de deux ans en équipe de France, il n’a quasiment jamais déçu et pourtant, il ne compte que 8 titularisations en 18 sélections pour 3 buts, le dernier face à l’Italie (2-1). Une preuve supplémentaire d’un statut en constante évolution…

Un mouvement de classe pour répondre au collectif italien. C’est ainsi que Mathieu Valbuena a sorti de l’ornière une équipe de France qui venait d’encaisser le premier but de la rencontre finalement remportée mercredi à Parme (2-1). Un but en solitaire avec deux adversaires éliminés puis une frappe enroulée qui a terminé sa course dans la lucarne opposée. "J'étais dans une situation que j'affectionne beaucoup. Je me retrouve face à Verratti, je le dribble sur le côté, je rentre intérieur parce qu'il y a un autre joueur, il y a de l'espace, j'enveloppe ma frappe côté opposé. Il y a de la réussite, mais c'est ce que je voulais faire. C'est sans doute l'un des plus beaux buts de ma carrière, l'un des plus émouvants aussi. C'est en sélection, contre l'Italie, à un poste auquel j'évoluais pour la première fois en équipe de France, et puis derrière, il y a la victoire. C'est une très bonne soirée", jubile-t-il.

Au-delà de son but, Valbuena a une nouvelle fois apporté une pierre dans son jardin. Mais pour évoluer dans l'axe et non pas à droite en concurrence directe avec un Jérémy Ménez qui a prouvé lors de son entrée en jeu que ses qualités de percussion peuvent également s'avérer décisives. Le Phocéen postule bien dans l’axe. Un positionnement en meneur qui a évolué au cours de la rencontre. Dans les faits, le Marseillais était très libre dans son placement et on l’a d’abord beaucoup vu pencher à gauche, du côté d’un Ribéry plus inhibé (ou muselé ?) qu’à l’accoutumée. C’est d’ailleurs de la gauche que son but est venu. De quoi réjouir un Didier Deschamps avec lequel il avait dû batailler lorsque celui-ci entraînait l’OM, soit entre 2009 et 2012. Déjà…  

Valbuena a marqué des points

"Il nous avait offert quelques belles séquences de jeu en Espagne déjà le mois dernier. C'était le choix au départ sur ce match, car Mathieu Valbuena fait de bonnes choses et je voulais le revoir dans ce rôle", répond le sélectionneur qui n’a pas dû être déçu. Cela prouve une nouvelle fois que son attachement à l’équipe de France n’est pas vain. Et s’il a passé le denier Euro à s’entraîner, Laurent Blanc l’ayant soudainement totalement ignoré, le milieu de terrain de poche espère évidemment que cette prestation positive va plaider en sa faveur pour l’avenir.

La notion de groupe prônée par Didier Deschamps n’étant pas un vain mot, Valbuena sait pertinemment qu’il a marqué des points. Il ne faut pas s’y tromper, le match nul obtenu en Espagne (1-1) puis le succès en Italie (2-1) représentent deux grosses performances contre les deux finalistes du dernier Euro. "On est dans la lignée de ce qu'on a produit au dernier match. On a montré un super état d'esprit. Tout le monde tire dans le même sens. C'est super important", plaide-t-il. Ce sont surtout les deux matches références pour une équipe de France qui va vouloir travailler dans la continuité à l'avenir, à commencer évidemment par la réception de l'Allemagne en février. En ce sens, les présents ont forcément marqué des points. Valbuena plus que les autres.

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